Côte Normande

La route des colombiers

En se promenant dans la campagne cauchoise, nous sommes surpris à découvrir encore de nombreux colombiers à l'architecture variée : généralement cylindriques, plus rarement carrés, en briques, avec décor de grès, de silex, ou de briques vernissées, les colombiers n'avaient pas pour seule vocation d'abriter les pigeons; ils marquaient surtout la puissance du seigneur.

 

Un signe extérieur de richesse, dirons nous aujourd'hui, qui se mesure aussi au nombre de boulins, ces petites alvéoles creusées dans la paroi intérieure et où nichent les pigeons. Le volatile était non seulement très apprécié pour sa viande, en particulier pendant la saison d'hiver, mais également pour sa "fiente", plus joliment rebaptisée "colombine", utilisée comme engrais pour les cultures. 

 

S'ils produisaient un engrais précieux, les pigeons se servaient aussi largement en grains sur les cultures avoisinantes. C'est pourquoi, à la Révolution, l'abolition du droit de colombier fut la première revendication formulée par les paysans dans les cahiers de doléances... et satisfaite la nuit du 4 août 1789. 

Les étapes

Le colombier du hameau du Petit-Veauville - Héricourt-en-Caux

Les colombiers de Offranville - Offranville

Le musée des Colombiers cauchois - Oherville

Le manoir d'Ango - Varengeville-sur-Mer